Ce n’est pas le ciel qui se ferme… ce sont souvent nos cœurs.
Oui, je doute.
Peut-être que toi aussi, tu doutes.
Oui, j’ai peur.
Et toi aussi, peut-être, tu trembles un peu.
Oui, parfois, je suis découragé·e, vidé·e, épuisé·e, saoulé·e, agacé·e — comme si le ciel s’était fermé.
Mais, pour de vrai, je sais que ce n’est pas le ciel… ce sont nos cœurs.
Nous traversons tous ces saisons d’ombre, ces temps où tout semble flou, où l’on questionne Dieu, soi-même, le sens même de la vie.
Parfois, on tient encore debout, mais à l’intérieur, tout vacille.
Quand la foi des uns s’éteint, celle des autres devrait briller plus fort, si l’amour trône au-dessus de la condamnation.
Heureusement, ces temps ne durent pas toujours.
Mais peu importe leur durée : la vraie question, c’est le regard que nous portons sur eux, sur nos chutes, nos faiblesses, celles des autres.
Portons-nous un regard obscur, jugeant, critique…
ou le regard du Christ ?
Parce qu’au fond, c’est quand les uns et les autres n’ont plus la foi… que la foi prend tout son sens pour celui ou celle qui l’a encore.
C’est là que la lumière a le plus besoin d’exister.
C’est là que le corps de Christ prend tout son sens.
C’est là que l’amour et l’entraide devraient apparaître, justement quand on en a le plus besoin.
La Providence se cache parfois dans un visage
Si les gens n’avaient pas été malades, on n’aurait pas vu Jésus guérir.
S’ils n’avaient pas eu faim, on ne l’aurait pas vu nourrir.
S’ils n’avaient pas été fatigués, on ne les aurait pas vus reprendre vie par Sa grâce.
Alors oui, quand il y a un jour de manque, c’est peut-être une occasion pour toi d’être la Providence de Dieu pour quelqu’un de croyant ou non.
Parfois, la solution, c’est simplement… être là
Arrêtons d’être durs.
Arrêtons de juger, de vouloir tout expliquer, de répondre trop vite avec une parole religieuse sans respiration ou inspiration ou un verset biblique sorti à la va-vite.
Parfois, la solution, c’est simplement être là.
Présent·e.
Silencieux·se.
Compréhensif·ve.
Aimant·e, même dans l’incompréhension.
La foi parfaite n’existe pas, mais la miséricorde, oui
Oui, ce serait merveilleux d’avoir une foi inébranlable 24h/24.
Mais soyons honnêtes : nous vacillons, nous flanchons, nous trébuchons.
Et c’est justement là que Dieu nous invite à la miséricorde.
À nous offrir à nous-mêmes ce qu’Il nous a déjà offert : la grâce de ne pas nous condamner.
Alors, si Dieu, dans Sa perfection, choisit la compassion plutôt que la critique,
pourquoi serions-nous plus sévères que Lui ?
Aimons, encore
Aimons.
Aimons même quand c’est inconfortable.
Aimons, car c’est ce qui manque le plus dans ce monde, dans l’Église,
et parfois même dans nos propres cœurs.
Et si tu lis ces lignes le cœur lourd, sache-le :
je prie pour que quelqu’un autour de toi ressente ce besoin,
et élève la voix pour toi, comme s’il portait ton fardeau,
dans ce temps d’épuisement où tu as besoin d’être soutenu·e.
Tu n’es pas seul·e.
La foi ne se mesure pas à ce que tu ressens,
mais à la lumière que tu choisis de garder même vacillante.
Et parfois, cette petite flamme suffit pour rallumer le feu chez quelqu’un d’autre.
