Ne pas confondre : la peur et la crainte de Dieu

Il y a une différence immense entre la peur et la crainte de Dieu, et les confondre peut nous éloigner de la grâce… au lieu de nous y enraciner.

La peur vient du diable.
Elle isole. Elle accable. Elle te fait croire que Dieu est contre toi, qu’Il t’a inscrite à un genre de Koh-Lanta céleste, avec des épreuves à réussir, des ponts à franchir, et un flambeau à gagner pour obtenir ton salut… alors que tu ne l’as même pas gagné : tu l’as reçu, gratuitement. Comme si, dès que tu ne cochais pas toutes les cases, Il te surveillait pour te punir.

La peur te pousse à porter un masque, à vouloir tout contrôler — les autres, toi-même — par peur de ne pas être aimée pour ce que tu es véritablement.

La peur te ferme à la grâce.
Elle te garde dans des pensées de mort, te poussant à croire que tu dois mériter ce qui a déjà été payé… au prix fort.

Mais la crainte de Dieu, elle, est tout autre.
Elle est révérence, respect profond, reconnaissance et conscience du prix immense payé à la croix. Elle ne te pousse pas à fuir Dieu, mais à courir vers Lui. Elle te rend humble, vigilante, aimante, alignée non sur des règles humaines ou religieuses, mais sur le cœur du Père.
Elle ne rejette pas, elle préserve.
Elle ne condamne pas, elle élève.
Elle n’épie pas les apparences, elle discerne les fruits.
Elle sait que la grâce est précieuse, justement parce qu’elle a coûté la vie du Fils, pour nous libérer du joug de l’esclavage de la loi — qui était une condamnation sur nous.

La crainte de Dieu, elle, t’invite à l’humilité, à l’honneur, à la conscience du prix de la croix, non pas pour marcher dans la supériorité ou la culpabilité, mais dans la reconnaissance.
La crainte de Dieu : elle t’invite à aimer et à pardonner.
La crainte de Dieu : à être dans l’indulgence, pour toi comme pour les autres.
La crainte de Dieu : elle ne condamne pas, elle t’aligne au cœur de Dieu.
La crainte de Dieu : elle n’éloigne pas, elle attire à Dieu.
La crainte de Dieu : à reconnaître, non pas ta perfection, mais ta faiblesse.
La crainte de Dieu : à avoir un respect profond pour l’œuvre accomplie.

Pas par la peur du rejet.
Pas par l’angoisse du jugement.
Mais par la révérence pour Celui qui nous aime assez pour nous avertir, nous préserver, nous restaurer.

“La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse.” (Proverbes 9:10)
“Ne craignez pas ceux qui tuent le corps… Craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme.” (Matthieu 10:28)
“C’est par la crainte du Seigneur qu’on se détourne du mal.” (Proverbes 16:6)

La peur juge.
La crainte protège.
La peur isole.
La crainte relie.
La peur dit : « cache-toi ».
La crainte dit : « viens, sois transformée ».

“Il n’y a pas de peur dans l’amour. L’amour parfait bannit la peur.” (1 Jean 4:18)

Alors veille…
Car le diable viendra peut-être déguisé en lumière, parlant avec la voix de Dieu, mais semant la peur, la honte et le contrôle.
Mais la vraie voix du Père, elle, porte la paix.
Elle ne t’écrase pas, elle t’élève.
Elle ne te surveille pas, elle t’enseigne.
C’est à ses fruits qu’on reconnaît l’origine : la peur vient du voleur… la crainte, elle, vient de l’Amour.

Tu avances sur une voie préparée d’avance (Éphésiens 2:10), conduite par un Père qui t’aime assez pour t’éduquer, pas pour te condamner.

Nazia.


Rejoignez des centaines de lecteurs en vous abonnant à ma newsletter et recevez directement dans votre boîte mail des articles inspirants qui pourraient transformer votre perspective.

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *