Si c’est une grâce, c’est que tu ne la mérites pas !

L’illusion du mérite

L’idée même de croire que le chrétien est parfait relève du déni ou du refus de se regarder tel que nous sommes réellement, faillibles.

La grâce, dans le contexte chrétien, est un concept central et pourtant souvent mal compris. Elle est avant tout un don immérité, un cadeau divin qui va au-delà de nos efforts ou mérites personnels.

Qu’est-ce que la grâce ?

Pour démarrer, je crois qu’il est important de rappeler qui Jésus a choisi pour bâtir son Église : Pierre, le mec qui L’a renié à plusieurs reprises. C’est assez révélateur, non ? C’est hyper rassurant aussi, pas vrai ? Il nous dit clairement, dès le départ : « Oui, les gars, Je le choisis lui, car c’est comme ça que Je fonctionne. » (1 Corinthiens 1:27)

Comprendre la grâce, c’est aussi comprendre Dieu et la manière dont Il agit ! Dans l’Écriture, la grâce est définie comme une faveur que Dieu accorde librement, indépendamment de nos œuvres ou de notre justice personnelle.

Paul écrit dans Éphésiens 2:8-9 :

« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »

L’humain, lorsqu’il agit, attend généralement quelque chose en retour, même si ce n’est pas toujours conscient ou reconnu. Et c’est normal. Cependant, cela met aussi en lumière une distinction essentielle entre nous et Dieu.(Romains 5:8).

La grâce n’est pas le résultat de nos actions ou de notre capacité à la mériter. En grec, le mot charis, souvent traduit par « grâce », implique l’idée d’un cadeau ou d’un bienfait accordé librement, sans obligation ni réciprocité attendue.

L’humilité dans la reconnaissance

Même l’idée de reconnaître la grâce de Dieu en Lui disant « merci » ne vient pas de nous. La reconnaissance nous est donnée par Dieu pour nous garder dans l’humilité et éviter que nous devenions ingrats. Cela montre à quel point tout vient de Lui, même ce que nous pensons Lui offrir.

Lorsque nous croyons que nous Lui donnons quelque chose, en réalité, c’est encore Lui qui nous équipe pour cela. Ainsi, il devient impensable de croire que nous pouvons faire un « échange » avec Dieu, comme si nous pouvions dire : « Tu as fait cela pour moi, alors je vais faire cela pour Toi. » Ce raisonnement est complètement incompatible avec la nature de Sa grâce infinie et imméritée.

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4:7)

Dieu ne cherche pas nos œuvres comme une monnaie d’échange. Il désire plutôt que nous vivions avec des cœurs conscients que tout, absolument tout, vient de Lui.

L’illusion du mérite

Personnellement, je crois beaucoup à la méritocratie, c’est-à-dire à l’idée que l’on mérite certaines choses en fonction de son investissement, de sa discipline et de son travail. La Bible l’enseigne également, et c’est une bonne chose (Proverbes 12:24, 2 Thessaloniciens 3:10, Galates 6:7). Dans notre société, il est normal de penser, dans une certaine mesure, que tout doit être mérité : reconnaissance, succès, bénédictions, faveurs, etc. Mais le hic, c’est que cette mentalité s’est clairement infiltrée dans la vie de certains chrétiens. Il est très important de faire la part des choses (Éphésiens 2:8-9, Romains 11:6).

Nous pensons parfois qu’en étant « bons », nous mériterons Sa faveur ou Ses bénédictions. Mais la Bible nous enseigne clairement que personne n’est bon, si ce n’est Dieu (Luc 18:19). La grâce défie cette logique et nous rappelle plusieurs vérités importantes : elle est imméritée, donnée par amour, et accessible à tous par la foi. (Romains 3:23-24).

1. Nous ne pouvons pas acheter l’amour de Dieu.

L’amour de Dieu est déjà acquis, il ne dépend pas de ce que nous faisons ou de nos efforts.

1 Jean 4:10 : « Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas que nous ayons aimé Dieu, mais que lui nous a aimés et a envoyé son Fils comme propitiation pour nos péchés. »

2. Notre imperfection est une réalité.

Comme l’affirme Romains 3:23 : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Aucun de nous n’échappe à cette vérité fondamentale.

2 Corinthiens 12:9 : « Mais il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. C’est pourquoi je me glorifierai bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. »

Pourquoi la grâce est-elle si puissante ?

La puissance de la grâce réside dans son paradoxe. Elle ne dépend pas de notre performance ou de notre mérite, mais de la bonté infinie de Dieu. La grâce nous enseigne que, peu importe nos fautes, nos échecs ou nos péchés, Dieu nous accueille toujours avec amour. Aucune erreur n’est trop grande pour qu’il ne nous offre sa grâce, et c’est là sa véritable force.

Romains 5:20 : « La Loi est intervenue pour que l’on prenne conscience de l’étendue de la faute ; mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. »

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Nazia.


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