« On se définit bien trop souvent parce que les autres pensent de nous. Une fleur dans un champ se définit-elle parce que les autres fleurs pensent d’elle ? Non, je ne crois pas. Je te parle plus d’une fleur qui n’a été plantée par personne. Personne n’a jeté des graines à cet endroit pour qu’elles sortent de terre. Pourtant, elle va vivre une vie tranquille. Elle va grandir, croître tranquillement dans son environnement naturel. On se pose un tas de questions, et c’est normal, car elle est à la bonne place. Personne n’a besoin de lui dire qu’elle va bien. Elle sait qui elle est, elle sait qu’elle est là. Elle sait que sa tige est solide et que ses couleurs ne sont influencées par aucune autre plante. Elle a été désirée et conçue comme cela. Nous sommes son œuvre, ses racines sont enracinées dans la terre sur plusieurs centimètres, de façon à recevoir toutes les informations nécessaires pour vivre la vie d’une fleur bénie. Si la fleur sait qui elle est et d’où elle vient, elle ne peut être confondue, car le Créateur de l’univers l’a voulu ainsi. Et toi, sais-tu comment le Seigneur t’a voulu ? Mais nous, humains, sommes-nous une autre variété de fleurs ? On dirait que oui, mais avec d’autres caractéristiques. Dieu a formé l’homme de la poussière de la terre, comme une plante. Nous aussi, nous avons besoin chaque jour d’être enracinés, fixés profondément à notre Dieu, de façon à recevoir tous les nutriments nécessaires, le pain qui nous est donné de Dieu. On croît tranquillement, mais chaque jour, nous devons revenir à la réalité que nous sommes ancrés en Lui. Arrosés, parlés, c’est normal de nous poser un tas de questions et de désirer communiquer avec notre Créateur. Notre espèce s’exprime par le mouvement et par le langage pour se faire comprendre. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Quelle est cette ressemblance ? Il y a bien une différence entre la plante et l’humain. Nous avons vécu un déracinement violent dont notre être ressent encore les conséquences. Par cela, aujourd’hui encore, certains vivent la mort tout en étant vivants. Je voudrais dire, tout en respirant. Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort. J’aurais pu être un ange, un insecte, un arbre, mais ce n’est pas le cas. Le Créateur a choisi que je sois, que tu sois, au commencement de l’univers, une créature merveilleuse, un humain, mais pas que. Rentre dans ton identité, non pas par ta connaissance personnelle de toi-même ou par celle des autres, mais regarde au commencement et en direction du Très-Haut. »

